10 avril 2006
Le Masters: c'ezt déjà fini
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Les grandes leçons du Masters
Le Masters 2006, remporté de superbe façon par Phil Mickelson, a été riche en enseignements.A 35 ans, l'Américain remporte sa 2 éme «green jacket».
Voici les principales leçons à tirer de ce premier tournoi du Grand Chelem de l'année. 1 La maturité de Phil Mickelson. L'Américain a fait preuve
d'une rare maîtrise tout au long du tournoi. Là où, autrefois, il
connaissait invariablement un jour sans et commettait, ça ou là, l'une
ou l'autre erreur grossière, il a, cette fois, géré la compétition avec
une grande expérience. Pas un seul «double bogey» sur 72 trous, c'est
la marque de fabrique du vrai champion. Lorsqu'il joue de cette façon,
en pleine confiance, Mickelson, 35 ans, est quasiment invincible. Il
l'avait prouvé voici dix jours en remportant le Bell South Classic avec
un score hallucinant de 28 coups sous le par. Il l'a encore démontré à
Augusta. 2 Tiger Woods n'est pas un extraterrestre. A
force de tout gagner, le n°1 mondial semblait issu d'une autre planète.
Et beaucoup l'imaginaient accrochant une cinquième «green jacket» à sa
garde-robe. Mais le «Tigre», sans doute perturbé par la grave maladie
de son père, n'était pas, cette année, en état de grâce. Ses «putts» ne
rentrèrent pas comme à l'habitude et ses approches furent moins
précises. Son réveil du dernier jour («birdies» sur les trous n°13, 15,
16 et 18) fut trop tardif. Tiger Woods reste évidemment le meilleur
joueur du monde mais le parcours d'Augusta a rappelé à ceux qui en
doutaient qu'il faisait toujours partie du monde des humains. 3 Le niveau de jeu est de plus en plus élevé. On ne se
souvient pas d'un «Major» aussi équilibré que ce Masters 2006. Au
départ du dernier tour, on dénombrait la bagatelle de 21 joueurs en
l'espace de cinq coups! A l'instar de ce qui se passe dans le tennis
masculin, le niveau de jeu du golf international est de plus en plus
élevé, un peu comme si la supériorité de Tiger Woods avait obligé ses
adversaires à, eux aussi, se sortir les tripes. Certes, Woods reste
au-dessus du lot. Mais sa marge d'avance est chaque jour plus étroite.
Ce Masters l'a prouvé de façon évidente. Malgré l'incroyable difficulté
du parcours d'Augusta (par 72 de 6 800 mètres) et la position
diabolique de certains drapeaux, les joueurs ont sorti le grand jeu et
signé des coups exceptionnels. Un pur régal pour les yeux. 4 La crise européenne. Autrefois, le Masters réussissait bien
aux joueurs européens. On se souvient ainsi des victoires de Severiano
Ballesteros, Nick Faldo, Sandy Lyle, Ian Woosnam ou Jose-Maria
Olazabal. L'Espagnol, lauréat en 1999, est justement le dernier
vainqueur européen à Augusta. Six ans de disette, cela commence à
devenir inquiétant. D'autant que, cette année, à l'exception des deux
Espagnols Jose-Maria Olazabal (toujours lui) et Miguel Angel Jimenez,
les champions du Vieux Continent n'ont guère brillé. Inquiétant à
quelques mois de la Ryder Cup. 5 La bonne santé des anciens. En golf, le champion vieillit
bien. C'est vrai pour Mickelson qui, à 35 ans, n'a jamais joué aussi
bien. Mais c'est vrai aussi pour de nombreux quarantenaires, toujours
bon pied bon oeil. On pense à Jose-Maria Olazabal, Fred Couples, Vijay
Singh, Miguel Angel Jimenez ou Billy Mayfair qui ont tous terminé dans
le «Top 15 ». Agé de 46 ans, Fred Couples a même failli devenir le plus
vieux vainqueur du Masters, un record toujours détenu par Jack Nicklaus. 6 Les jeunes en attente. On se disait que ce Masters pourrait
servir de grand déclic à quelques grands espoirs du golf mondial. Mais
ni l'Espagnol Sergio Garcia (qui signa un troisième tour
catastrophique), ni l'Anglais Luke Donald, ni l'Australien Adam Scott,
ni l'Américain Charles Howell III, ni même le prodige suédois Henrik
Stenson ne furent à la hauteur. Et le génial champion colombien Camil
Villegas n'était pas qualifié... 7 Les malheurs de Rocco Mediate. Il était encore en course
pour les places d'honneur. Puis, soudain, sur le trou n°12 (un par 3 de
130 mètres), l'Américain Roco Mediate perdit les pédales. Il envoya sa
balle dans l'eau à deux reprises, puis dans un bunker. Une vraie
galère! Son 10 (oui, vous lisez bien dix!) a, au moins, un mérite:
celui de rassurer les milliers d'amateurs à qui cette malheureuse
expérience est déjà arrivée...
AP
31 mars 2006
Le Masters J- 6!
Vous avez aimé le spectacle du trou de la peur, le 17 à Sawgrass sur Live17? Vous allez adorer les
3 trous de l' Amen Corner qui seront diffusés sur Internet en direct et
pendant les 4 jours du Masters. Si vous n'avez pas Canal+, vous pourrez
assister au "Amen Corner Live", soit 22 heures de retransmission sur le
site www.masters.org à partir de jeudi prochain. J - 6 !!!


